Quel point commun entre un auteur de livres, un professionnel du marketing, un étudiant, un journaliste ? A un moment ou à un autre, ils doivent tous se concentrer pour produire un contenu. Cela n’a jamais été facile, mais il semble que cela le soit de moins en moins sous l’effet des interruptions liées aux médias sociaux et aux terminaux connectés. Comment alors trouver la concentration et la maintenir ? Voici 4 astuces tirées de mon expérience personnelle en tant que professionnel du marketing de contenu.

Structurez et cherchez des idées d’abord, puis rédigez

Je conseille de commencer par rassembler tout le matériau nécessaire à la production du contenu : sites Web vers lesquels pointer, images ou vidéos à insérer, citations à reprendre, etc. En parallèle, vous pouvez commencer à structurer votre contenu, par exemple à l’aide d’une mindmap. A ce stade, la structure est encore très mouvante, la flexibilité permise par le mindmapping est donc tout à fait appropriée, comme je le signalais dans cet article. Pour l’instant, il ne faut pas commencer à rédiger, si ce n’est des bribes de phrases ou des mots clés. La rédaction interviendra en un deuxième temps.

Une fois que vous pensez avoir suffisamment de matière pour votre contenu, lancez-vous dans la rédaction. Pour plus d’efficacité, je vous conseille de vous interdire, à ce moment-là, de chercher d’autres informations sur le Web. Cela peut être frustrant, car vous pourrez avoir d’autres idées en rédigeant, et vous pourrez avoir envie de trouver la statistique qui va faire mouche ou l’étude qui va pouvoir étayer votre propos. Mais si vous repassez en mode « recherche » à ce moment-là, vous risquez de vous disperser. Notez plutôt ces idées complémentaires nécessitant des sources sur votre mindmap : elles seront les première briques pour un futur contenu.

Gardez le rythme : la méthode Pomodoro

Notre esprit a une tendance naturelle à s’évader. Rien ne sert de lutter contre cette tendance en se faisant violence pour rester concentré pendant des heures. Mieux vaut composer avec elle. C’est la philosophie qui anime la méthode Pomodoro, mise au point dans les années 80 par Francesco Cirillo. En substance, elle consiste à travailler par tranches de 25 minutes entrecoupées par des pauses de 5 minutes. Pendant 25 minutes, vous vous livrez à un travail profond (recherche d’idées, structuration, rédaction…) sans vous disperser. Puis vous vous accordez une mini-pause. Je vous recommande à ce moment-là de vous lever, de changer de pièce, de regarder par la fenêtre pour changer le focus de votre regard, etc. Puis vous repartez pour une période de 25 minutes.

Après quatre alternances, vous vous accordez une pause plus longue, de 15 à 20 minutes. Cette méthode est redoutablement efficace : vous allez abattre un travail considérable, sans vous fatiguer. Chaque période de travail réussie est une petite victoire récompensée par une mini-pause. Celle-ci vous sert de gratification, et après 4 alternances, vous pouvez vous accorder une récompense plus longue. C’est une technique de motivation très efficace. Évidemment, comme toutes les techniques, il ne faut pas l’appliquer de manière mécanique. Si vous êtes en verve, ne vous forcez pas à couper votre élan lorsque le gong des 25 minutes retentit. Mais si vous êtes moins en forme, la méthode Pomodoro est un bon moyen pour vous faire tenir la distance dans un effort de concentration prolongé.

Un minuteur est recommandé pour l’application de cette méthode. Pour ma part, j’utilise le logiciel gratuit Timeleft.

Chassez les distractions visuelles ou sonores

L’ennemi de la concentration a un nom : la distraction. Et dans notre monde moderne, ultra technologique, les distractions ne manquent pas. Parmi les pires, il y a les notifications de nos ordinateurs et de nos téléphones : alerte Outlook, Thunderbird ou Gmail à la réception d’un courrier électronique, sonnerie du téléphone lors d’un appel, notification d’un message sur Messenger de Facebook ou lors d’un favori ou d’un retweet sur Twitter, etc.

Mon conseil est des plus simples : désactivez les notifications. Il sera bien temps de consulter vos e-mails, votre réseau social favori ou d’écouter le message laissé sur votre répondeur pendant votre pause.

Travaillez dans un endroit calme… ou dans le brouhaha

Le calme est l’allié naturel de la concentration. Certains travaillent en musique. Personnellement, je suis moins efficace avec un fond musical, parce que mon esprit est capté par la musique, dont les notes l’emportent vite très loin. J’apprécie donc de rédiger chez moi, dans mon bureau, porte fermée, tôt le matin quand toute la maison dort encore, ou dans une bibliothèque.

Mais je peux aussi travailler dans un café bondé. D’après mon expérience, le brouhaha n’est pas une gêne pour la concentration, car l’esprit n’a rien à quoi s’accrocher dans un bruit confus et indifférencié. Au contraire, dans un bureau calme, il suffit que deux collègues entament une conversation pour que mon esprit décroche et soit happé par la conversation en cours. Je peux donc tout à fait me concentrer dans le brouhaha. Toutefois, j’ai remarqué que je me fatiguais beaucoup plus vite que dans un endroit calme. Je serais curieux de connaître votre expérience personnelle sur ce sujet…

La capacité de concentration sur la durée est un atout indéniable pour produire du contenu. Elle peut être améliorée par l’entraînement. La technologie a tendance à nous distraire, mais elle peut aussi nous aider à nous concentrer, grâce à des logiciels appropriés, souvent très simples : mindmapping, minuteurs, etc. Si vous avez des trucs, merci de les partager en commentaires !