La rémunération variable des acheteurs

Rémunération variable des acheteurs. Source : Oliver Wyman & EBG

Lors de la remise du référentiel Achats 2012, le 8 juin dernier, trois Directeurs Achats ont livré leurs points de vue sur le capital humain de la fonction Achats.

André Sépaniak, Directeur des Achats de la Société Générale, Thierry Bellon, Directeur Général aux Achats chez Air France-KLM, et Antoine Doussaint, Directeur des Achats du groupe La Poste, prennent la parole tour à tour pour parler des nouveaux profils des acheteurs, des façons de les attirer et des manières de mettre à profit leurs talents.

De la chasse de bons profils en externe à l’évolution des ressources en interne, de nombreux moyens existent pour optimiser le capital humain de la fonction Achats. Mais quels que soient les moyens mis en œuvre, les intervenants de la table ronde s’accordent pour voir en la fonction Achats une fonction tremplin, dont les collaborateurs ressortent toujours grandis.

Toujours à la page sur les innovations, l’acheteur d’aujourd’hui est bien plus un chef de projet charismatique qu’un négociateur forcené. C’est pourquoi Air France, par exemple, a sensibilisé l’ensemble de ses collaborateurs en diffusant une vidéo suivant le quotidien de 5 acheteurs, et cela a fait naître de nombreuses vocations. Thierry Bellon ne s’en étonne pas : au-delà des préjugés, « ce sont les acheteurs qui sont les mieux placés pour parler des Achats. »

La question des rémunérations les plus motivantes pour les acheteurs est bien sûr abordée. Si 65% des entreprises sollicitées dans le référentiel ont déclaré accorder aux acheteurs des parts variables inférieures à 10% du salaire fixe, les modalités d’attribution de ce variable (sur la performance de la fonction, de l’entreprise, sur la performance individuelle…) sont des plus diversifiées. Voilà un sujet éminemment polémique, au vu de l’effervescence qu’il crée dans l’assemblée ! « La boîte de Pandore de la rémunération est intarissable » finira par conclure André Sépaniak.

Une autre boîte de Pandore est entrouverte, celle de la féminisation de la fonction. Christophe Fillon, responsable du Centre d’expertise Achats de Oliver Wyman, fait remarquer que le panel d’invités, sur scène et dans la salle, illustrait combien les femmes étaient encore sous-représentées au sein de la fonction.

Est-ce que cette tendance va changer ?