En ce premier avril, nous ne résistons pas au plaisir d’évoquer l’un des meilleurs exemples d’humour au second degré utilisé par une marque dans son content marketing, en réponse à ce qui aurait pu être un badd buzz. En 2012, le site satirique américain The Onion avait publié un article pour se moquer de la vague des vidéos virales sur Internet. L’auteur y proposait une critique dithyrambique d’une pseudo vidéo virale de la marque de détergent Tide. A en croire l’article, il s’agissait de la vidéo du siècle, si amusante que quiconque la voyait ne pouvait résister et la partageait compulsivement. L’article était très drôle car il reposait sur le décalage entre les termes employés (« cool« , « funny« , « great« , « amazing« , etc.) et la nature du produit, on ne peut plus banal : une lessive.

Cet article a eu un retentissement important notamment sur Twitter. Tide aurait pu l’ignorer ou s’en offusquer. Mais tout au contraire, ils ont demandé à leur agence, Digitas, de réaliser, en l’espace de 24 heures, la vidéo grotesque imaginée par The Onion. Tout y était : les animaux qui parlent, la chanson de rock indie et un sosie du chanteur quelque peu has-been Bret Michaels mentionné dans l’article. Tide a elle-même relayé cette vidéo sur son site Web et sur sa page Facebook, en un clin d’oeil potache à The Onion.

La vraie fausse vidéo virale de Tide

La vraie fausse vidéo virale de Tide

En agissant ainsi, Tide a réussi à remplacer un potentiel bad buzz en un buzz positif, montrant que c’était une marque qui avait de l’humour. Qui dit mieux ?