Grâce à son énorme potentiel viral, Twitter peut être une formidable caisse de résonance pour vos contenus. C’est vrai quelle que soit la nature des contenus : infographies, vidéos, présentation de type Slideshare, etc. Dans ce billet, nous allons prendre l’exemple des billets de blog. Découvrez 5 astuces qui vont vous permettre de leur donner la visibilité qu’ils méritent.

1. Choisissez un titre qui interpelle

Un titre fort et original a plusieurs avantages.

Le premier est qu’il donne envie de lire votre contenu. C’est la technique de l' »accroche », bien connue des journalistes.

Le deuxième est qu’il incite les internautes qui font de la veille à mettre en réserve votre contenu, même s’ils n’ont pas le temps de le lire tout de suite. De nombreux outils permettent aujourd’hui de le faire, qu’il s’agisse des gestionnaires de signets comme Diigo, des applications comme Pocket qui permettent de faire une copie d’un contenu Web pour lecture hors connexion, ou encore de la fonctionnalité « enregistrer le lien » de Facebook.

Enregistrer_le_lien

Le troisième avantage, c’est qu’à l’heure de la curation tout azimut, il n’est pas rare que des twittos repostent directement un message (le « retweetent ») en se fondant uniquement sur le titre et les mots-clics (hashtags), sans même lire le contenu auquel il est fait référence. On peut le regretter, et cela peut même paraître contradictoire avec l’objectif qui est que votre contenu soit lu. Mais si l’on est pragmatique, ces « retweeteurs fous » sont d’une grande utilité pour vos billets de blog, surtout s’ils ont beaucoup d’abonnés. Même si eux ne lisent pas votre billet, certains de leurs abonnés le feront ! Donnez-leur donc envie de faire votre réclame…

Qu’est-ce qu’un titre qui interpelle, nous direz-vous ? Il y a deux écoles. L’approche « bourrin » consiste à adopter une recette toute faite, du genre : un chiffre + un nom + un adjectif + une promesse.

Les titres « mécaniques », c’est comme la cuisine au micro-onde : c’est rapide, efficace, mais ça manque de goût.

C’est banal ? Oui, mais ça fonctionne ! Pour que vous vous sentiez complètement à l’aise avec cette méthode lourdingue, totalement »décomplexé », pour reprendre un mot à la mode, nous l’avons délibérément choisie pour le présent billet.

L’autre école, c’est de choisir un titre plus original, qui titille la curiosité, comme par exemple celui-ci : « Quand les mots du mail font mal. Plus énigmatique, il n’apparaîtra pas sur le radar des retweeteurs fous. Mais il attirera à coup sûr les lecteurs curieux. De quoi parle cet article ? Allez-donc le lire !

2. Utilisez les cartes Twitter (Twitter cards)

Vous avez sûrement remarqué dans votre fil Twitter ces tweets enrichis, souvent issus de grands médias. Par exemple :

Avec une grande photo issue de l’article et parfois un résumé, ils se détachent des tweets standard et donnent envie de cliquer. Saviez-vous que, vous aussi, vous pouvez rendre vos contenus « tweetables » de la même façon ? C’est la fonctionnalité des cartes Twitter, ou Twitter cards, que vous pouvez mettre en place sur votre blog. C’est facile, surtout si vous êtes sur WordPress car des extensions comme JM Twitter Cards peuvent faire tout le boulot pour vous. Tout est très bien expliqué ici.

3. Choisissez les bons mots-clics (hashtags)

Les hashtags ou mots-clics comme disent nos amis québecquois sont ces mots précédés du signe # qui vous permettent de qualifier le contenu de votre tweet. Ils sont intéressants pour trois raisons principales.

Premièrement, si vous avez choisi l’approche « figure libre » pour votre titre de billet (par opposition à la recette toute faite), car les mots-clics vous permettent de lever toute ambiguïté sur le sujet que vous traitez.

Dans le cas du billet Quand les mots du mail font mal, nous aurions pu choisir par exemple : #communication.

Deuxièmement, ils permettent aux twittos ayant paramétré des alertes sur certains mots clés d’être notifiés automatiquement de votre contenu. Des outils d’usage courant comme Hootsuite permettent de le faire très aisément, ou même, tout simplement, le moteur de recherche de Twitter.

Enfin, troisièmement, si vous arrivez à rapprocher votre contenu d’un thème d’actualité identifié comme une tendance par Twitter, vous pouvez bénéficier de l’aura de ce thème : une personne faisant une recherche sur ce mot-clic « tendance » aura une chance de tomber sur votre contenu. C’est une façon de faire du newsjacking, c’est-à-dire de détourner l’attention suscitée par un sujet brûlant au profit de vos contenus.

Trois conseils pour le choix de vos mots-clics (eh oui, nous essayons d’utiliser ce terme, car il est quand même plus joli que « hache schlague »,  non ?) :

  • utilisez un mot-clic en rapport direct avec votre sujet. Ainsi, pour tweeter le présent billet, nous utiliserons #ContentMarketing ;
  • utilisez un autre mot-clic un peu décalé, pour donner une chance à quelqu’un qui s’intéresse à un autre sujet de vous trouver aussi. Dans notre cas, ce pourrait être #astuces ;
  • pour gagner de la place, utiliser les mots de votre titre comme mots-clics. Par exemple, ici, nous pourrons utiliser #audience

Ultime recommandation : évitez, en règle générale, de dépasser trois mots-clics, pour des raisons de lisibilité.

4. Mentionnez des personnes quand c’est possible

Mentionner des twittos dans votre tweet avec leur identifiant sert plusieurs objectifs. Il peut s’agir de rendre à César ce qui appartient à César, par exemple si vous vous êtes inspiré de quelqu’un pour produire votre billet de blog. Ou le but peut être de citer une personne directement concernée. Ainsi, si votre billet fait le compte rendu d’une conférence, vous pourrez citer dans votre tweet les intervenants. Une autre utilité peut être de signaler à l’un de vos contacts que votre billet peut les intéresser.

En faisant cela, vous obtiendrez plusieurs avantages. Les twittos cités seront notifiés, et pourront donc consulter votre billet. Si, comme vous le pensez, ce billet est utile pour eux, vous leur apportez de la valeur, ce qui conforte votre image de relation digne d’intérêt. Si vous citez une source de votre billet ou une personne ayant pris la parole à un événement, vous renvoyez la lumière vers elle et faites preuve d’une forme de générosité. Pour toutes ces raisons, il y a fort à parier que les personnes citées retweetent votre message, et donc amplifient l’audience de votre billet de blog.

Une mise en garde, toutefois : ne citez des personnes qu’à bon escient. Rien n’est plus pénible que d’être notifié parce que l’on a été cité dans un tweet dont l’on n’a que faire. Cela s’apparente à du spam, et la dernière chose que vous souhaitiez, c’est bien d’être assimilé à un spammeur.

5. Twittez votre contenu plusieurs fois avec des angles différents

Produire un contenu de qualité est difficile, coûteux en temps et en énergie. Vous voudrez donc exploiter à fond votre billet de blog. Un moyen de le faire est de tweeter plusieurs fois votre billet, avec des angles différents.

Pour le billet que vous êtes en train de lire, nous pouvons par exemple imaginer deux tweets qui seraient :

tweet n°1 :

5 #astuces faciles pour booster votre #audience avec Twitter http://smartwords.eu/utiliser-twitter-pour-booster-votre-audience/ #contentmarketing cc @Mackenziet

tweet n°2 :

Twitter cards et autres #astuces pour faire cartonner votre contenu http://smartwords.eu/utiliser-twitter-pour-booster-votre-audience/ #contentmarketing cc @DITayer

Vous remarquerez que, conformément à notre conseil n°4, nous avons cité deux twittos, parce que nous pensons que ce billet peut les intéresser.

Notez qu’il vaut mieux laisser s’écouler un peu de temps entre vos différents tweets sur un même contenu. Vous pourrez toucher des personnes différentes (car tout le monde ne consulte pas Twitter au même moment), et éviterez de donner une impression de « matraquage ».

Ce billet est maintenant terminé. A vous maintenant de mettre ces conseils en pratique. Ah, encore une chose : si ce billet vous a plu… merci de le retweeter  !